Petite histoire (incomplète) de Mouchin - au siècle dernier (1)
Les sources
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Un tramway à vapeur (le « Tortillard », encore appelé « Jules ») a traversé, jadis, Mouchin, reliant Saint Amand à Hellemmes, à la vitesse maximale (quand la pente était favorable) de 20 km/h.
Ce projet vit le jour grâce à un voeu du Conseil Municipal de Cysoing. La concession fut accordée en 1891 aux Chemins de Fer Économiques du Nord par le Conseil général, les travaux commencés en 1893 et la ligne ouverte en septembre 1896. Sur le parcours, il ny eut aucune opposition, si ce nest celle dun aubergiste de Mouchin qui réclama le déplacement de la ligne "qui allait empêcher le stationnement des voitures à cheval devant son établissement". Lezennes ne reconnut, cependant, "aucune utilité au projet" (le parcours l'évitera) alors que Mouchin insistait sur "l'utilité stratégique" de cette ligne frontalière.
Ce tramway à voie unique de plus de 33 kilomètres, avec premières et deuxièmes classes, conduisait sa dizaine de voitures par LECELLES, MOUCHIN, BACHY, BOURGHELLES, CYSOING, BOUVINES et LEZENNES et assurait aussi le transport de marchandises - des produits frais au charbon - voire celui des cercueils (en service express !) et assurait trois services journaliers dans chaque sens. Certains trottoirs ou accotements en gardent encore le souvenir.
Hélas, suite à la concurrence de lautocar, décision était prise par la société dexploitation, le 23 mars 1933, de supprimer cette ligne, devenue non rentable.
Ce siècle avait quatre ans...
Quand s'installe, dans des bâtiments mis à disposition par les familles Seys, Longchamp et Varlet, une école privée, destinée aux jeunes filles et dirigée par des religieuses, les Servantes de Marie.
Et, peu après,
Suite au premier congrès des Syndicats agricoles, tenu en 1900 à Templeuve, 1906 voit la création du Syndicat agricole de Mouchin, dans un grand mouvement initié en 1896 qui se poursuivra jusqu'en 1930.
Le village, à l'arrière du front, n'a pas connu de destructions mais fut, comme toute la région, occupée par les troupes ennemies et vécut au ralenti pendant plusieurs années.
Les "langues déliées" nous apprennent que les Allemands arrivèrent le 24 août 1914, venant de Tournai. Une armée entière (Von Kluck - 80 000 hommes) pénétra en France en passant par le poste-frontière de Bercu durant plusieurs jours. Au village, "ce fut l'épouvante" et il y eut quelques escarmouches avec des Uhlans ; peu de gens eurent le temps d'évacuer.
Pendant l'occupation, tout le monde était rationné et l'on mangea du pain noir. Blé, bestiaux, volailles, vélos, matelas, cuivres, ferrailles diverses, textiles, etc., furent, systématiquement, réquisitionnés, les notables emprisonnés, des vexations de tous ordres imposées aux habitants des villes et villages. Le couvre-feu était fixé à 18h30. Corvées et procès étaient fréquents. Les "notables" sont, systématiquement, visés : molestés, emprisonnés, rançonnés, ils seront même, parfois, déportés. Les "réquisitions" sont fréquentes, comparables aux "corvées" imposées au Moyen-Âge.
Rapidement, la faim s'installa, malgré l'existence de potagers jalousement entretenus (et surveillés, pour éviter les vols). La brasserie Bulteau sera pillée, les bâtiments voisins incendiés.
Le dépouillement des compte-rendus du Conseil municipal, projeté dans un proche avenir,
nous donnera sans doute plus d'informations sur cette période difficile.Durant la Grande Guerre, les Allemands installèrent un aérodrome sur la commune, équipé de bombardiers "Gotha Fdh. GIII". L'un de ces appareils sera abattu en forêt de Compiègne dans la nuit du 8 au 9 mars 1918 au retour d'un raid sur Paris (voir Sourcce 4).
Cet aérodrome sera fréquemment bombardé par la RAF et, notamment, le 23 mai 1918 par le "25th Squadron", constitué en septembre 1915 (voir Source 1). L'un de ces bombardements fit même sauter un dépôt de munitions.Mouchin sera libérée par les Anglais le 12 octobre 1918 ; "tout le monde pleura de joie", malgré les 52 morts au combat et les 3 victimes civiles recensées pour le village.
Les frères Franquet
Une rue du village porte le nom des Frères Franquet. Ils étaient cinq, les cinq fils des époux Franquet-Bouffe. Trois seront victimes des combats : Henri (tué à l'ennemi le 30 août 1914), Jean-Baptiste (mort de ses blessures, à Vittel, 18 décembre 1914) et Louis (tué à l'ennemi le 3 janvier 1915) ; un quatrième, Adolphe, succombera à la maladie tandis que Gustave, le cinquième, victime des gaz de combat, mourra à Mouchin après de longues souffrances.
Janvier 1933 : un périodique 100% mouchinois voit le jour. Les langues déliées sont, sous l'égide de l'Aurore, coopérative scolaire fondée en 1929, l'oeuvre des élèves de l'école de garçons et racontent, au jour le jour, les petits événements de leur vie d'enfants de 10 à 14 ans, récits agrémentés de dessins en linogravure ou de maximes.
Ils sont 80, répartis en deux classes, "petits paysans, à peu près tous bien habillés" sauf quelques uns "qui ont des vêtements en lambeaux et des bottines qui prennent l'eau".
C'est un mèl reçu en 2001 qui a lancé les recherches. Après de nombreuses démarches le Maire, Jacques Mahiez en a retrouvé une quinzaine d'exemplaires, presque par miracle, chez une "ancienne" de notre village ; pensez, certains de ces "enfants" ont, maintenant, plus de 80 ans !
Au fil du temps, le contenu s'étoffera ; après des récits parlant d'animaux familiers : chiens (43 chez les enfants), chats (83), poissons rouges et, même, une grenouille adoptée par la classe, on y trouvera quelques chroniques (quasiment des "faits divers") et même des relations plus ambitieuses de visites à caractère pédagogique, de coutumes locales ou, tout simplement, des aléas climatiques. La qualité des rédactions surprend parfois, même si le papier (souvent de couleur) a mal supporté un stockage de fortune.
Nous y apprenons donc, en vrac, que Mouchin comptait, fin 1932, 3 hameaux : Planard, Bercu et... Lannay, et 1.300 habitants (la plupart ouvriers de la terre) vivant de 695 ha 51 a 97 ca de terres labourables, 77 ha 05 a 45 ca de prés naturels, 49 ha 30 a 00 ca d'herbages et 37 ha 13 a 58 ca de bois et forêts. Mais aussi 1 "docteur pharmacien", 5 épiceries, 3 bouchers, 3 charcutiers, 1 garagiste, 3 marchands de vélos, 1 plombier-quincailler, 2 peintres, 4 boulangers, 1 menuisier, 1 coiffeur, 1 sabotier, 2 maréchaux-ferrants, 2 charrons, 1 brasserie, 1 tricoterie mécanique, 27 débits de boissons et... 40 automobiles.
Plusieurs récits parlent de la fraude, des fraudeurs et de leurs chiens ("il y avait beaucoup de douaniers et de fraudeurs"). Ainsi, le mardi 30 mai 1933 et après une course-poursuite animée, les douaniers, sous la conduite de M. Kervel, receveur, interceptent une 36 CV Minerva qui contenait 26 ballots de tabac d'une trentaine de kilos chacun.
Le début de l'année 1933 a connu une période de gel intense (jusqu'à -12°) observé, quotidiennement, par la classe. En mai, "violent orage". Le 7 décembre, un verglas abondant provoque de nombreux incidents : tête-à-queue de l'autobus Citroën (qui "s'est jeté sur la pompe à essence"), d'un autre autobus en face de chez Henno ("et s'est jeté sur le trottoir"), tandis qu'un troisième partait au fossé à l'entrée de Rumegies et deux autres à Lecelles. En tout, une vingtaine de dérapages de véhicules divers sans compter les chutes de cyclistes et de piétons.
En ces temps, la vie n'était pas toujours facile. L'un des écoliers, avec trois frères et deux soeurs et le papa chômeur, se raconte : pas de charbon ni de bottines neuves ; il fait froid, même dans la chambre de l'enfant "car il y a un carreau de cassé à la fenêtre".
Ce froid de décembre 1933 nous donne l'occasion de découvrir qu'existait, à Mouchin, une prison municipale ("sur la place du village, à côté de la remise au corbillard et celle de la pompe à incendie"). Elle servait, le plus souvent, d'abri aux trimardeurs de passage et, en l'occurence, à "Pépère", vieux mendiant qui "va sur la route avec son bâton et vivant d'aumônes et de charité".
Les coutumes locales ne sont pas oubliées. Fête de Rois en Belgique, avec son "grand dîner" : bouillon, bouli (boeuf bouilli), rôti, poule et lapin, sans oublier les gâteaux et la tarte suivis du café et de la "goutte". Quête aux oeufs des vendredi et samedi avant Pâques (à l'occasion d'une chute du porteur du panier et d'une omelette inopinée d'une vingtaine d'oeufs !). Ducasse de Mouchin ("il y a deux ducasses par an : l'une le premier dimanche d'octobre, l'autre à la Pentecôte - la « petite ducasse »") où l'on trouve un manège, des balançoires, une friture, un tir à nougats, des bazars, marchands de jouets et de bonbons, des jeux d'adresse, le tout installé devant l'école. C'est l'occasion "de faire de la tarte dans toutes les maisons ... que l'on porte à cuire au boulanger ; le vendredi et le samedi, c'est un défilé incessant [en si grand nombre que] dans certaines maisons, on les installe sur une échelle simple posée à plat".
C'est aussi une époque de crise. En février 1932, il y a 52 chômeurs complets. En mars 1934, "le lait ne se vend plus", acheté 18 sous le litre et, seulement, ramassé 3 fois par semaine au lieu de 7 ; les oeufs coûtent 6 sous la pièce et Mouchin compte 46 chômeurs, indemnisés par la commune. En juin, un "pauvre homme" passe par le village ; vêtu misérablement, chaussé d'espadrilles car ayant dû vendre ses souliers pour manger, il revenait de Maubeuge où il n'avait pu trouver de travail. Épuisé, il sera réconforté par une collation chez M. Halluin avant de partir rejoindre sa femme et ses trois enfants à Wattrelos, muni d'un pécule de 30 francs collectés dans le village et d'un billet d'autobus pour Lille.
Si les garçons s'attachent à communiquer le prix de certaines denrées de première nécessité (lait à 1 f 40 le litre, oeufs à 8 f 40 la douzaine, pain, beurre, café mais aussi... porc vivant, veaux sur pieds ou vaches laitières - à 3.000 f), ils n'en sont pas moins des enfants et racontent leurs farces ou leurs jeux, notamment leurs glissades sur l'Elnon gelé avec, en prime, la recette pour fabriquer un traîneau ! Ils se sont d'ailleurs attribué des surnoms où l'on retrouve, pour les plus pittoresques, "Banane", "Alphonse XIII", "Marie des Angoisses" (!), "Bouillon Kub" et autres "Chouloupette". Ce qui ne les empêche pas de procéder à l'entretien de leur école, répartis en 3 équipes de 10 élèves dirigées par un "contremaître" (le reste constituant la "réserve"), de "service" à tour de rôle pour les petits travaux courants de la classe.
Sensibles à la vie du village, ils relatent des accidents : le 10 octobre 1933, un ouvrier de la fabrique de chicorée Cérulis Frères (à Planard) se fait prendre le bras et la jambe dans une courroie ; le 23 décembre, une malheureuse, sourde, fait un écart sur la route pour éviter une voiture et se jette sous le tramway : le mécanicien, malgré ses efforts, ne pourra l'éviter ; le 2 mai 1934, une meule éclate et blesse grièvement M. Martinache au bas-ventre ("on craint une péritonite").
Ils participent aussi aux travaux des champs, notamment au sarclage du lin, "par équipes de vingt ... à genoux dans le champ ... chacun ... a une bande de 50 cm. à nettoyer ... ne pas arracher le lin ... ne pas oublier d'ordures non plus", mais "on n'arrache pas les chardons, c'est trop dur". Travail pénible quand "la terre est sèche et dure comme en ce moment".
Fabuleux voyage dans le quotidien de ces écoliers (probablement aidés par "Monsieur" Mortreux, leur Maître d'école, qui tient la "grande classe" tandis que "Madame" s'occupe des petits). Voyage en France également, qui faisait correspondre ces enfants avec d'autres écoles : de Sarcy (Marne), Camphin (Nord), Wattrelos (Nord), Saint-Paul (Alpes-Maritimes), Steenwerck (Nord) sans oublier Arbusigny (Haute-Savoie) dont une ancienne est à l'origine de ces retrouvailles.
S'il vous arrivait de retrouver des exemplaires de ce petit bulletin, soyez assez aimable de nous les prêter. Ils vous seront restitués après avoir été photocopiés, à destination des archives municipales et... de cette "petite histoire". D'avance, grand merci.
Le début du second conflit mondial vit la disparition des deux fanfares de la commune. Présentes dans le village depuis 1929, La Victoire et L'Indépendante étaient nées d'un conflit entre le Maire de l'époque, le Docteur Lecouffe, et l'un de ses conseillers, Jérôme Glineur qui, n'ayant pas obtenu le poste de premier magistrat créa, à ses frais, une fanfare ; c'est un orchésien, Cléophas Carlier, qui prit le premier la direction de l'Indépendante.
En réponse, le Dr. Lecouffe fonda la fanfare municipale qu'il baptisa La Victoire et dont il confia la direction à M. Lowys, de Genech, secondé par Émile Clainquart.
| 1939 | octobre
: une partie du 1er Bataillon du Royal Welch Fusiliers
s'installe à Mouchin. Créée en 1869, cette unité de prestige dont la Reine est colonel honoraire, déploie (pour l'essentiel chez des particuliers) son état-major et quatre compagnies, le tout fort de près de 1.000 hommes, dont 270 officiers sous les ordres du brigadier-général Garnon-William. Mort au cours d'une inspection aérienne le 10 novembre, celui-ci est remplacé par le brigadier-général Herbert Berkeley-Harrisson. Au cours de l'hiver 1939/1940, cette unité procède à d'importants travaux de défense en minant, notamment, les passages de frontière avec la Belgique. C'est de cette époque (octobre/mai) que datent les nombreux blockhaus, construits en hâte par les troupes britanniques et qui ne furent jamais armés, prolongation illusoire d'une ligne Maginot que les troupes du Reich contournèrent pour déferler dans la plaine largement ouverte à leur unités motorisées. |
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| 1940 | 10 mai : le 2e bataillon d'infanterie légère de Durham (GB), équipé des meilleurs équipements : canons tractés, mortiers motorisés, est chargé d'établir un point de contrôle à la frontière (Bercu), en prévision de mouvements des troupes britanniques au travers de la Belgique. Il décrochera, probablement, une quinzaine de jours après (les sources ne le précisant pas), suite à l'arrivée des unités ennemies (voir Source 2). | ||
| 11 mai : le Royal Welch Fusiliers quitte le village pour le front, à Ottenbourg (près de Bruxelles). Prenant, ensuite, position à Tournai, le 13 mai, il doit se replier, le 21, sur Bachy et, le 24, reçoit l'ordre de rallier la côte où seuls 80 hommes parviendront, après de durs combats à Saint-Venant, près de Béthune, où sera tué, le 27, leur chef, le brigadier-général Berkeley-Harrisson. Ils embarquerons pour l'Angleterre, les 31 mai et 1er juin, à partir de la plage de Bray-Dunes. | |||
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| 22 mai
: bombardé depuis quatre jours, le détachement en poste
à la casemate n° 6 (dite casemate de la Drève
Saint-Antoine, près de Bruille Saint-Amand) manque
de moyens ; le ravitaillement est difficile, l'armement
en mauvais état. Au retour d'une liaison vers la maison
forestière d'Odomez le lieutenant Batigny, chef de
poste, s'arrête quelques instants à l'entrée de la
casemate. Puis, partant seul inspecter les dégâts
éventuels aux dispositifs extérieurs, il est soufflé
par une violente explosion. Reprenant ses esprits, il
revient sur ses pas et découvre plusieurs blessés. Le plus touché est le soldat Vanwassenliore, qui se trouvait à 3m20 de l'impact. Gravement atteint, il est soigné immédiatement sur place puis emmené, vers 18 heures, par des brancardiers du P.S.B. de Saint-Amand. Il décèdera fin mai à Mouchin (voir Source 3). Devant l'avancée des troupes allemandes, la casemate est évacuée le 26 mai. Le lieutenant Batigny sera capturé et emmené en captivité. |
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| Le village sera,
ensuite, occupé par une garnison de 6 militaires chargés, essentiellement, de surveiller la frontière à Bercu. |
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| Au début de l'occupation les Allemands, à la surprise générale (surtout des "anciens" de la Grande Guerre), se montreront très corrects, respectant notamment les autorités locales. Néanmoins, les populations connaîtront les mêmes restrictions et, à terme, les mêmes contraintes qu'un quart de siècle auparavant. | |||
| 1942 | 9
octobre : une formation de forteresses volantes
B17 (327th squadron, 92th group), de retour
d'une mission de bombardement des ateliers SNCF
d'Hellemmes (banlieue lilloise), est prise à partie,
vers 10 heures, par la flack (défense anti-aérienne
allemande). Un appareil est durement touché, qui
s'écarte de la formation et se trouve, alors, pris pour
cible par la chasse ennemie. Malgré une résistance acharnée, le bombardier perd sa queue et trois des quatre moteurs prennent feu. Quatre des neuf hommes d'équipage parviennent à s'éjecter et ouvrent leur parachute tandis que leur appareil se désintègre au sol, au hameau de Lannay. Le lieutenant Chorak, pilote qui s'éjecta trop tard, les sergents Dolan, radio, Lane et Buckland, tireurs de tourelle et le sergent Culpepper seront trouvés morts, tandis que les restes de la queue s'écrasent près du Vivier, à Mouchin. Les quatre rescapés se retrouvent éparpillés sur le secteur ; le lieutenant Roper, navigateur, à Orchies, deux autres équipiers en Belgique et le sergent Paul Gordon (canonnier) à Mouchin. Tous seront recueillis par des patriotes. Blessé, Paul Gordon est emmené par René Blervaque (dans une brouette !) et soigné par le docteur Duprez, médecin du village, avant d'être emmené par la police allemande ; il terminera la guerre dans différents stalags. |
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| 1944 | samedi 2 septembre, 9 heures : c'est par Mouchin que, venant d'Orchies par la rue Verte et Bercu pour les uns, Aix les Orchies (après un accrochage qui fit un mort et deux prisonniers du côté allemand) et Planard pour les autres, des éléments du 82e bataillon de reconnaissance ("Hell on wheels" : l'Enfer sur roues) de la 2e division US (1ère Armée), équipés de chars légers et lourds, entrèrent en Belgique en traversant l'Elnon par la rue Clainquart, au Bas Préau. À leur suite, Tournai sera libérée le lendemain par les britanniques. Une plaque, apposée sur le pont, rappelle cet évènement historique. Le hameau voisin de La Glanerie s'enorgueillit, de ce fait, du titre de "premier village belge libéré". | ||
| 1945 | 10
mai : Madeleine Delaby, arrêtée en mai 1944 et
déportée au camp de Ravensbrück, revient à Mouchin
après sa libération par les américains. Engagée fin 42 - début 43 dans le réseau "Alibi et Maurice", elle sera agent de renseignements et transmettra ses informations - sur les activités de l'occupant pour toute la région et la Belgique - à son contact lillois, M. Houdart. En mai 1944 elle est arrêtée par la Gestapo ainsi que le curé d'Ascq, l'abbé Trémeau, avec qui elle travaillait. D'abord emprisonnée à Loos, elle est transférée au bout de 15 jours à la prison St-Gilles de Bruxelles d'où elle partira pour l'Allemagne en juillet. Le camp est évacué en avril 45 et c'est, durant trois jours, à pied et sans nourriture qu'elle rejoint, près de Magdebourg, un camp de déportées belges. C'est là qu'elle sera libérée ; après un nouveau périple par Liège, elle retrouve son village qui l'élira, dès son retour, au Conseil municipal ; elle y restera jusqu'en 1951 |
| Sources : | 1 | John Watts et Martin Soilleux-Cardwell - Striking I defend | Retour |
| 2 | Tim Clayton - Finest Hour : the Battle of Brittain (chap. 1) | Retour | |
| 3 | Xavier Lenne - La bataille oubliée de l'histoire | Retour | |
| 4 | Wing Spar
from a German Fdh. G.III Friedrichshafen Bomber |
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