Petite histoire (incomplète) de Mouchin - les mille premières années
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Mouchin, en Pévèle, semble de fondation ancienne, mérovingienne ou, peut-être, gallo-romaine. Le centre du village (où se situent la Mairie et l'école publique) est un quadrilatère d'environ 280 mètres sur 133 (4 sur 8 actus, soit les dimensions classiques d'une villa) dont seule l'orientation de 45° semble atypique. Pagus des Ménapiens, la Pévèle fut largement colonisée et plusieurs voies antiques la sillonnaient. L'ancienne route romaine qui, venant d'Arras, relie Douai et Tournai par Orchies passe à 1 km. environ de Mouchin, au hameau de Bercu
Le nom de Mouchin viendrait, d'après Dauzat, de Muscus, nom d'homme germanique, ou Mussius, nom d'homme latin, avec le suffixe -inium ("marécage" ?). Une autre interprétation (Musca : mouche) paraît plus improbable.
Une autre étymologie est proposée par les langues déliées (voir 1933) : "dans des temps très éloignés", le village n'était qu'un "groupe de chaumières avec un moulin à vent d'une grande renommée alentours. Il pouvait moudre cent sacs de blé par jour" et l'on disait de lui : il en moud chin (cent). D'où l'origine du nom...
Le village a été appelé successivement Muscinium (847 - cartulaire de l'abbaye de Saint-Amand, acte signé de Charles le Chauve) puis Moscin (1111), Muscin (1173), Moussin (1191), Moucin (1223), Mouscin (1239), Moschin (1253) et, à nouveau, Mouscin (1255), Mouschin (1289), Mouchin (1342), Moussin-en-Peule (1398) et, peut-être, Mouchin lès Orchies (1421). L'orthographe actuelle date de 1804.
Les synonymes...
Mouchin est la seule commune française à porter ce nom. Un autre village possède une racine voisine : MOUCHAN, dans le Gers (du nom d'homme latin Mustius ou Muscius, avec suffixe -anum).
Mouchin est, également, un patronyme ; 28 "Mouchin" sont nés au cours des cent dernières années, pour l'essentiel en région parisienne.
Au Moyen-Âge, le fief de Mouchin fut tenu, entre autres, par Alexandre, chevalier de Mouscin connu par le don fait à l'église de Tournai de ses droits sur une "manse" sise à Tournai (1239), peut-être un descendant de Gérard de Muscin (1173-1190) et de Gontier de Moussin, évoqué en 1191. En 1253, un titre de l'Abbaye de Flines cite Alexandre de Moschin, connu dès 1239 comme chevalier de Mouscin, alors qu'un autre Gontier (de Mouscin) possédait des terres à Templeuve en 1255. Un seigneur Jean de Mouchin est cité dans un acte de 1342.
Puis se succèdent (selon une chronologie, pour l'instant, incomplète) Jean Clenquet, Sire de Mouchin en 1355 (peut-être fils de Jean "de Mouchin" ou Jean lui-même ?), un autre Jean Clenquet (1405) qui vend la Seigneurie à Hugues de Quartes, dont Roland (1433) et Alard (1449). Ensuite viendront les d'Estrayelles (XVIe et XVIIe s.) et, vers 1630, Jean Welles, gentilhomme anglais qui épouse Marie d'Estrayelles.
Au milieu du XVIIe siécle, Philippe de la Chapelle (blason) devient propriétaire du château et épouse Marie-Jeanne Le Sart. Ils disparaissent tous deux sans postérité (en 1713 et 1715) et la seigneurie échoit à Guillaume, cousin de Marie-Jeanne puis, en 1749, au second fils de celui-ci, Louis Baudry Joseph (qui décède en 1751) ; lui succède son aîné, Guillaume Joseph, qui ne porte le titre, semble-t-il, que provisoirement avant que Louis Joseph Hyppolite, seigneur de la Hautte, ne devienne à son tour seigneur de Mouchin en 1751.
Le château, habité au XVIIIe s. par Alexis d'Herbais, seigneur de Villecasseau (marié à Aimée, veuve du vicomte de Fariaux et fille de Guillaume Joseph Hippolyte Le Sart, écuyer, seigneur de Mouchin), revint ensuite dans cette famille avant 1784, Guillaume l'ayant hérité de son frère. Le dernier Le Sart à porter le titre de chevalier de Mouchin (en 1780) sera Charles Joseph, petit-fils de Guillaume, né à Mouchin en 1754 et décédé à Tournai en 1818.
À cette époque, c'était un manoir, sur motte entouré d'eau. Il fut mis en vente comme bien national en l'an VII (1800) et, malgré de nombreuses procédures, ne revint jamais aux propriétaires légitimes.
L'épouse de Louis-Joseph de Mortagne, Marie-Louise-Josèphe de Bacquehem, est décédée au château de Mouchin le 12 juillet 1837. Les Mortagne, qui n'ont laissé aucune descendance, étaient-ils, alors, les seigneurs du lieu ?
Que reste-t-il de l'édifice : quelques vestiges disparates en centre-village (le "donjon", décoiffé, une large façade dégradée, sur la place du village), dont on peut deviner le style face à la rue... du Château.
Cette Maison sort de Watier, sire de Bercus en 1178. Était-il l'ancêtre des Hanette, qui lui succédèrent ? Sont connus : Wicart (en 1254), Jehans (en 1282), Jean de Bercus (en 1302) puis Baude de Bercus (en 1313) et un autre Jean (ou Jehans) en 1336. Un premier Gilles (ou Lothars) clôt, provisoirement, la dynastie quand Jean de Croix épouse Marie de Bercus après 1339. La seigneurie est, ensuite, tenue par Aëlis Hanette (1346), suivi de Gilbert de Croix. Simon de Lallaing acquiert le château en 1356. De 1369 à 1386, Jean Fiévet, est chevalier, Seigneur de Bercus. Il sera suivi par Bernard de Croix puis, à une date non connue, par Otte de Croix dit de Drumez. En 1417, une nouvelle "maison", portant "d'or à trois trèfles de sable" apparaît avec Lotin (ou Gilles) Hanette, écuyer, seigneur de Berkius, époux de Catherine d'Auberchicourt, fille de Marie Clenquet dite de Mouchin. Il décède le 17 novembre 1429 et la seigneurie passe à Jean puis, en 1462, à Quentin Hanette, chevalier, Sire de Bercus, qui marie sa fille à Jean, Seigneur de Roupy (Aisne) et de Nomaing, quatrième enfant de Louis, Seigneur puis baron de Fosseux (U 1490), lui-même deuxième enfant de Jean II de Montmorency (1414-1477). Enfin, en 1493, le fief était tenu par Arnoul (ou Ernoul), écuyer dont le successeur fut, peut-être, son fils François. La situation du château, sur une légère éminence, semble évoquer un rôle stratégique de surveillance des routes Arras-Douai-Tournai et Lille-Valenciennes. La proximité d'un gibet laisse supposer, par ailleurs, que le seigneur du lieu était "haut justicier".
La seigneurie de Bercus fut acquise par Philippe de Tenremonde (U 5/5/1597), Seigneur de Bachy et des Fremaux et, plus tard, Grand Prévôt de Tournai (1585), par son mariage avec Catherine Hanette, Dame de Bercus (U 21/5/1616). Tous deux reposent dans l'église de Bachy.
Leur troisième enfant, Jacques (<1561-1633), était titré Seigneur de Bercus. Son épouse, Marguerite de Roubaix, décède en 1622 "dans l'église de Mouchin". Viendront enfin Jacques, sans alliance, puis Maximilien de Tenremonde, sire d'Anvain et de Bercu. Le dernier seigneur connu au XVIIIe s. sera "Monsieur de Merigny" après son mariage "avec la fille de feu M. d'Anvain".
Au tout début du XVIIe siècle, le fils du "Bailly de Bercus" tue Jacques d'Estrayelles d'un coup de couteau au cours d'une altercation.
L'édifice actuel (propriété privée), bel ensemble des XVIe et XVIIIe s. comportanr haute et basse cour (non classé, mais en cours de restauration par son propriétaire actuel) encore entouré de ses douves, a connu des fortunes diverses. Il fut, notamment, siège d'une laiterie (connue pour son fromage, la Mouchinette) et d'une brasserie (les bières Bulteau). L'activité industrielle a cessé en 1932.
Le hameau fut, également, le siège d'une sucrerie, sise à proximité de la douane et reliée à la gare de Bachy, vers 1890, par un train à vapeur destiné au transport du sucre raffiné alors que le "jus" de betteraves, pressé dans une annexe située près des lieux de culture à Wannehain, arrivait par une canalisation de fonte. Cette entreprise fut dirigée, à la fin du XIXe siècle, par Adrien Leroux, qui confia à la Compagnie Fives-Lille le renouvellement du matériel et fut gravement brûlé : passant près d'un bac de mélasse bouillante, il trébucha et y enfonça la jambe.
Les deux châteaux de Mouchin sont connus, au début du XVIIe siècle, par leur représentation dans les albums de Croÿ (planche 144 du tome XIII); ils on fait l'objet, ainsi que les autres châteaux de notre région, d'une étude d'Alain Plateaux dans le numéro 30 de "Pays de Pévèle", revue de la Société Historique et Archéologique du Pays de Pévèle (château Baratte - 59242 TEMPLEUVE).
Les armoiries
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De l'Ancien régime au XIXe siècle
En 1771, la route menant de Lille à Valenciennes est redressée, qui dessine une belle droite entre Bachy et Mouchin. L'ancienne route (actuelle rue à la Deffe) se perdra, progressivement.
Saint-Pierre d'Antioche, l'Église du village, est reconstruite entre 1730 et 1738. Après la pose d'une "première pierre" le 19 mai 1789, "en présence de MM. Choteau, curé de Nomain, Mas, curé de Bachy, Roussel, curé d'Howardries et Couvreur, curé de Saméon et autres", la nef sera remaniée en 1790 et les travaux achevés l'année suivante.
Par le traité d'Utrecht (11 avril 1713), le Tournaisis est dévolu aux "Seigneurs des Provinces Unies du Païs-bas" alors que "St-Amand avec ses dépendances, & Mortagne sans dépendances", comme "la ville et la citadelle de Lille avec toute sa châtellenie..." reviennent à "Sa Majesté Très-Chrétienne". Mouchin est donc française dès ce moment. Les nombreuses enclaves font l'objet d'un échange, village par village, par le traité de Versailles du 16 mai 1769, incluant notamment Bourghelles, Camphin et Wannehain au Royaume. Le traité de Bruxelles (18 novembre 1794) stipule que "le ruisseau de Lannon" (l'Elnon) séparera, désormais, "le territoire d'Howardries d'avec ceux d'Aix et Rumegies".
Tournai et 70 paroisses du Tournaisis seront annexés en mars 1793 et le resteront jusqu'aux traités de Paris (30 mai 1814 et 20 novembre 1815). Enfin, la frontière définitive sera tracée par le traité de Courtrai (28 mars 1820), de la Mer du Nord jusqu'à la Moselle et sera concrétisée par un "abornement" dont la conservation sera mise à la charge des maires des communes frontalières.
La frontière entre Rumes et Bachy, d'une part, et Mouchin jusqu'à l'Elnon d'autre part, est, essentiellement, constituée de limites de parcelles agricoles ; une borne de 1819 se trouve à chaque extrémité de cette dernière partie. Ensuite, c'est toujours l'Elnon qui marque le partage. Aucune borne, cependant, ne précise la (courte) séparation entre Mouchin et Howardries.
Cette période révolutionnaire connut de nombreuses guerres, les monarchies européennes voyant d'un mauvais oeil l'instauration de cette "République" à leurs frontières. De nombreuses troupes passèrent par notre région et, de mai à novembre 1792, ce furent les Autrichiens, cantonnée "entre Rumes et Marquin" (Gazette du Département du Nord), qui la ravagèrent. Sur un rapport du maire de l'époque, le District de Lille accorda, d'ailleurs, une indemnité aux Mouchinois, reconnaissant par là le civisme de ses citoyens.
Les premières élections municipales, organisées les 21 et 22 janvier 1790, portèrent Jacques Hyacinthe Bulteau au fauteuil majoral par 44 voix sur 47 votants ; le Conseil était alors composé de 5 "officiers municipaux" (l'équivalent de nos conseillers actuels) et de 12 notables. Le 13 novembre 1791, Pierre-François Madoux lui succède mais, pendant l'occupation autrichienne (juin 1792-juillet 1793), Jacques Bulteau se retrouve "Bourgmestre" (bien que ce soit l'ajoint qui signe tous les actes). Le 10 Thermidor de lAn VIII (29 juillet 1800) Jacques Bulteau, nommé par l'Empereur, retrouve son poste, succédant à André Clenquet dont la nomination (le 1er Thermidor de l'an III - 19 juillet 1795) fut à lorigine de la colère des Mouchinois qui navaient pas été consultés : trois "officiers municipaux" refusèrent de remettre au nouveau Maire les clés des archives. Cette rébellion ouverte provoqua lenvoi dun peloton de gendarmes pour rétablir lordre, allant jusqu'à la pose de scellés sur la porte de la mairie ! En 1807 c'est un Le Sart, Joseph Marie-Ange (dernier "seigneur de Mouchin" et cadet du second mariage de Louis), qui sera élu et restera maire jusqu'à son décès, en 1824.
Pierre Hubert Devaux lui succède, de juillet 1824 à 1830, suivi de Pierre Nicolle - qui présidera la réception des travaux de construction de la Mairie et de l'école en 1848. En 1855 c'est, à nouveau, un Bulteau (Louis) qui, considéré comme bonapartiste, est remplacé par Nicolle Varlet, nommé le 31 octobre 1870 et qui restera Maire jusqu'en 1915.
Pendant la Grande Guerre, c'est Léon Deroubaix, adjoint, qui fera fonction de Maire puis, en 1919, les mouchinois portent Ferdinand Puche à leur tête. Le Docteur Jules Lecouffe lui succède en 1929, suivi par Henri Martin en 1935, Jean Danna en 1947, Fernand Lemaire en 1971 et Jacques Mahiez en 1977.
Depuis mars 2008 c'est Paul Lemaire qui est le Maire de Mouchin..
Le Père Monnet, un homme de convictions
Le 4 janvier 1812 naît, à Mouchin, Alexandre Monnet. Ordonné prêtre en 1837, il part comme vicaire pour Saint-Denis (île Bourbon, aujourd'hui la Rénion) en 1840. S'attachant au sort des esclaves, ce qui ne lui vaut pas que des amitiés parmi les colons dont il combat les thèses racistes, il construit, avec le concours de ses futurs paroissiens, une chapelle à la Rivière-des-Pluies.
Nommé curé de Saint-Paul en 1843 il reçoit, pour son action, la croix de la Légion d'honneur en 1845 ; le Pape Pie XI le nomme vice-préfet apostolique de l'île.
Victime d'une forte opposition et n'ayant pu bénéficier de l'appui des autorités locales, il est pratiquement expulsé le 28 septembre.
Il deviendra supérieur de la Congrégation du Saint-Esprit en 1848 et travaillera avec le gouvernement de Victor Schoelcher, dont on connaît l'action en faveur de l'abolition de l'esclavage. Néanmoins personne, à l'île Bourbon, ne prêtera attention à ses nombreuses interventions en faveur de l'affranchissement des esclaves.
Nommé évêque de Madagascar, il meurt en rejoignant son diocèse, à Mayotte, le 19 novembre 1849. Il repose, désormais, dans sa chapelle de la Rivière-des-Pluies.
source
: L'église en terre Réunionnaise" (1830-1960) de Prosper
Eve (éditions du Grahter)
sur ile-bourbon.net/gouverneur/010604monnet.htm
L'église du village est l'objet de réparations, exécutées en 1811 par un entrepreneur de Rongy sous la direction de M. Dellemme, architecte.
Bien avant Jules Ferry, le village accueillait une école sise à l'emplacement actuel. Bâtiment de torchis recouvert de chaume, il était si ancien que, vers 1830-1840, il n'était plus que ruines, l'instituteur de l'époque, M. Séverin, faisant classe dans son logement personnel.
C'est en 1843 que les premières initiatives visant à la construction d'une mairie sur le terrain de "l'ancienne clergerie" sont prises. L'adjudication, concernant "un bâtiment à usage de mairie et de maison d'école", date de mars 1845, sur des plans de M. Marteau, architecte, et la construction assurée par François Delcroix, entrepreneur à Nomain ; la réception des travaux en présence du Maire de l'époque, M. Nicolle, a lieu le 24 février 1848.
En 1861, le Conseil municipal accorde une subvention de 100 francs à la Société d'Art Musical qui, participant à un festival à Bersée, en revient avec une médaille d'or. C'est la première "trace" d'une société de musique dans notre village.
Des réparations et, surtout, l'agrandissement de l'école de garçons sont projetés en 1875. En effet, l'école accueillait alors, dans 50 m², jusqu'à 115 élèves en 1874 ! En 1888, ce sont 153 garçons et 162 filles, pour une population de 1485 habitants, qui fréquentent l'établissement. Enfin, en 1889, la construction des bâtiments actuels est décidée sous le contrôle de M. Dellemme; ceux-ci sont réceptionnés le 26 octobre 1890 par le maire, Henri Varlet..
| Arras | Ancienne Nemetocenna (du gaulois nemeton, temple ou nemetum, bois sacré), capitale des Atrébates, peuplade belge installée, avant l'ère chrétienne, entre Seine et Rhin. Sain-Vaast y fonde un monastère en 685. La ville devient la résidence des Comtes de Flandre dès le 9e siècle. | Retour |
| chevalier | Au Moyen-Âge, noble appartenant à la chevalerie (ordre militaire à caractère religieux) ; le grade était inférieur à celui de baron. | Retour |
| Clenquet | Le nom s'est
perpétué à Mouchin ; une table des
mariages de Paul Povoas nous indique qu'un
Jean-Baptiste Clenquet s'est marié à Mouchin en 1698.
Viennent, ensuite, Jean-Baptiste (1726), Arnould (1727),
Denis (1741), Marie-Catherine (1763), Jean-Paul (1767),
Arnould (1773), Denis (1774), Marie-Joseph (1776) et
Jacques (1781). Par ailleurs, une Marie Clenquet est
décédée à Lille en 1448. Tous ces Clenquet ont-ils un lien avec les châtelains du XIVe siècle ? |
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| Croÿ | Fils de
Philippe, troisième duc d'Arschot, et de Jeanne, dame de
Comines et de Halluin, Charles de Croÿ (ou Crouye)
est né au château de Beaumont le 1er juillet 1560 où
il mourut en 1612. Le titre de duc date de 1598. En 1595, suite au décès de son père, il se trouve en possession de la totalité du domaine de la Maison de Croÿ. Il avait acquis, par son mariage (1580), la principauté de Chimay ; au décès de sa mère, il y ajoutera la principauté de Comines - Halluin, puis le duché d'Arschot, la principauté de Château-Porcien, les comtés de Beaumont et de Seninghem ainsi que d'autres fiefs. Mort sans descendance, ses domaines iront à la famille d'Aremberg. Les Albums, précédés par un cartulaire des "cens et rentes" des terres de Comines et Halluin et de la principauté de Chimay, ont été réalisés entre 1596 et 1598 : un volume pour le Hainaut, l'autre pour le Brabant, la Flandre, le Namurois, l'Artois et la Picardie. D'autres suivront, relatifs aux terres que le duc administrait : Hainaut encore (5 volumes entre 1598 et 1602), Tournaisis (1602), châtellenie de Lille, Douai, Orchies (1603), comté de Namur (1604 et 1605), comté d'Artois (1605 à 1611), enfin les localités riveraines des cours d'eau traversant ces principautés : Sambre, Lys, Scarpe et Escaut. L'ensemble, dispersé dès 1614, comporte 2.500 vues cavalières, peintes à la gouache sur parchemin par un valenciennois, Adrien de Montigny. Certains albums ont été réédités par le Conseil Régional Nord - Pas-de-Calais dans les années 80, avec l'aide du Crédit Communal de Belgique. |
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| Écuyer | Premier "grade" des gentilshommes, servant du "chevalier" et aspirant, lui-même, à ce titre. | Retour |
| Elnon | Premier nom de Saint-Amand, où ce ruisseau se jette dans le Décours, affluent de l'Escaut (de vicus Helena ou Helina : "la marécageuse"). Une ancienne forêt du Pas-de-Calais portait également ce nom. | Retour |
| Estrayelles | Estrayelles (Etréelles) est un hameau de Camblain-l'Abbé. | Retour |
| Hainaut | Au germain Hennegau (hago : bois, d'où Hagino, du bois, puis Haginawa et Hennegau) : pays de la Haine (affluent de l'Escaut). | Retour |
| Le Sart | Sur cette famille, voir la "chronique familiale de N Le Sart" trouvée sur "www.multimania.com/gjd/lesart.htm (01/2002)" - lien brisé - et la généalogie des "Le Sart de Mouchin" | Retour |
| muscus
- musci (m) |
La mousse des arbres, le musc - les Romains étant friands de sobriquets, le Muscus en question était-il particulièrement velu ou sentait-il le bouc ? Par ailleurs, musca - ae (f) désignait un homme curieux ou un importun. Le problème reste entier. | Retour |
| Orchies | Ancienne
Uriaca (vient, peut-être de l'hydronyme Urca
- l'Orque), résidence de Marguerite, future comtesse de
Flandres, en 1188 ; placée à un carrefour stratégique,
elle aurait été incendiée 12 fois : notamment par les
Danois en 881 et, plus récemment, le 25 septembre 1914 (800
bâtiments détruits dont l'Hôtel de ville, l'église et
la gare) et en 1940. Capitale mondiale de la
chicorée. Découvrez la Maison de la Chicorée et son exposition |
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| pagus | Circonscription
territoriale gallo-romaine, reprise par le royaume Franc
et administrée, depuis Charlemagne, par un officier
royal ( le Comite "Compagnon du Roi" -
plus tard Comte). Il existait quatre Pagi dans notre région, dont la Pévèle (Pagus pabulensis), |
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| Pévèle | Pagus pabulensis. Pévèle est féminin (latin : in Pabula - picard : le Pévèle). Pabulum : pâturage. La Pévèle fut, longtemps, une vaste forêt charbonnière avant d'être, progressivement, défrichée et habitée. | Retour |
| Quartes | Quartes est une commune de Belgique, dans l'entité de Tournai. C'est aussi le nom, antérieur à 1797, d'un ancien bourg d'origine gallo-romaine réputé, comme son voisin Pont, pour ses ateliers de poteries. Rattaché par la suite à son voisin, il deviendra un hameau de Pont-sur-Sambre. Un Jehan de Quartes était bailly à Wattrelos en 1791. | Retour |
| Tenremonde | Seigneurs de Bachy depuis le mariage (fin XVe S.) d'Antoine avec Antoinette de Cuinghiem, les Tenremonde le demeurèrent jusqu'au milieu du XVIIe siècle. | Retour |
| Tournai | Turnacum a été fondée
vers 50 après J.-C., sur la chaussée Cologne-Boulogne.
La ville gallo-romaine devient, au Ve siècle, la
capitale du royaume franc avec Childéric et le point de
départ de ceux-ci vers le sud et ce qui sera la France.
Le premier évêque, St-Eleuthère, bâtit une première
cathédrale au VIe siècle. Celle-ci sera reconstruite au
milieu du IXe. L'édifice actuel est un joyau des XIIe et
XIIIe siècles. en savoir plus : http://www.tournai.be |
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| Villecasseau | Fief des seigneurs de Landas, puis de Bouvignies. Appartint, notamment, aux POSTEL puis aux HERBAIS jusqu'à la Révolution. Actuellement sur le territoire d'Aix lez Orchies. | Retour |
Les indications toponymiques sont extraites de l'incontournable Dauzat dans une édition de 1971 (Larousse) mais aussi, pour la Pévèle, du remarquable ouvrage de Denise Poulet : Noms de lieux du Nord - Pas-de-Calais (Éd. Bonneton - 1997). À consulter, également, le Patrimoine des communes du Nord, ouvrage collectif (Flohic Éditions - 2001).
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